Stocks de matériel médical à déclarer

Les stocks de matériel médical des cantons devront être déclarés.
Keystone Les stocks de matériel médical des cantons devront être déclarés.

Le Conseil fédéral veut mieux contrôler les stocks de matériels médicaux, de tests ou de médicaments, dans le cadre de la pandémie. Les cantons seront obligés d'annoncer leurs réserves.

Le Conseil fédéral se réserve par ailleurs le droit de les confisquer là où ils sont en nombre suffisant, pour une meilleure répartition sur tout le territoire.

"Ce qui domine dans cette affaire, c'est la santé publique", a souligné le conseiller fédéral en charge de la Santé vendredi, lors d'une conférence de presse. Ces instruments de gestion devront être utilisés avec proportionnalité et seront limités dans le temps, a précisé Alain Berset.

4900 militaires sont mobilisés

Le brigadier Raynald Droz a dressé un bilan provisoire de l'armée.
Keystone Le brigadier Raynald Droz a dressé un bilan provisoire de l'armée.

Le brigadier Raynald Droz a dressé un bilan provisoire au jour 20 de l'engagement de l'armée. Le chef d'état-major du commandement des Opérations rappelle que pour le moment, 4900 militaires, dont 4000 sanitaires, sont mobilisés.

Le brigadier a abordé la situation sanitaire au sein de l'armée qui s'est "un peu améliorée". Au total, 759 soldats sont en quarantaine. Trente-trois sont isolés et près de 164 militaires ont été testés positifs au Covid-19. "C'est trop, mais les chiffres en diminution sont rassurants", selon lui.

Il a également abordé la question des congés. A partir du 1er avril, des congés individuels peuvent être exceptionnellement accordés.

Environ 5000 membres mobilisés

Environ 5000 membres de la protection civile sont actuellement mobilisés dans la lutte contre le coronavirus, dont 2900 déployés en Suisse romande.

Le canton de Vaud, l'un des plus touchés par l'épidémie, s'est vu attribué 1200 civilistes, a précisé Christoph Flury, vice-directeur de l’Office fédéral de la protection de la population.

A Genève, 200 autres civilistes ont été envoyés pour le week-end. Ils soutiennent notamment les forces de l'ordre pour veiller à ce que la population respecte bien les mesures fédérales. Mais leur mission principale reste le soutien au système de santé, à savoir les hôpitaux, mais aussi de plus en plus les hospices et EMS.

"Rester à la maison malgré le week-end"

"J’aimerais encore une fois rappeler nos deux objectifs: aplanir la courbe épidémique, grâce à la distanciation sociale, et protéger les groupes vulnérables et à risque", rappelle Daniel Koch samedi lors du point presse.

"Ces deux objectifs continuent. Dans ce sens, il est important vu le week-end qui arrive de rester à la maison".

Il annonce également une augmentation du nombre de patients qui ont besoin de respirateurs artificiels, avec un total de 435. "Ces chiffres continuent à augmenter, c’est constant, ce qui nous fait dire que nous n’avons pas atteint le pic et nous ne pouvons pas penser à changer quoi que ce soit dans nos mesures", a précisé Daniel Koch.

Sondage sur l'enseignement à distance

Les directives sur l'enseignement à distance sont floues pour certains enseignants.
Keystone Les directives sur l'enseignement à distance sont floues pour certains enseignants.

Environ la moitié des enseignants vaudois estiment que les directives du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) sur l'enseignement à distance sont floues, selon un sondage de la Société pédagogique vaudoise (SPV). 

L'étude montre que près de 60% des enseignants interrogés vivent "assez bien" l'enseignement à distance, alors que plus de 30% ne vivent "pas très bien" cette situation liée à la crise du coronavirus, indique la SPV.

S'agissant de la transmission du travail aux élèves, le courriel est à ce jour l'outil le plus utilisé (31%), 20% des enseignants utilisent la plateforme TeamUp et 9% le courrier postal. 

VD/presse: La Région réduit son équipe

Le journal La Région Nord vaudois doit réduire son équipe.
Keystone Le journal La Région Nord vaudois doit réduire son équipe.

La presse locale vaudoise souffre de la crise du coronavirus. C'est le cas de La Région Nord vaudois, basé à Yverdon-les-Bains, qui doit se séparer de quatre collaborateurs ou collaboratrices, dont un journaliste, à la suite de la chute des revenus publicitaires.

Le journal du Nord vaudois avait déjà nettement baissé sa pagination et sacrifié depuis une semaine les éditions du mardi et du jeudi. Il doit cette fois réduire son équipe constituée d'une vingtaine de personnes.

"On ne pouvait pas faire autrement", explique Philippe Dubath, président du conseil d'administration. "Il faut des mesures pour viser la survie du titre, et il faut les prendre vite".

Autres maladies dans l'ombre

Les urgentistes assurent que les centres de médecine d'urgence ne sont pas saturés.
Keystone Les urgentistes assurent que les centres de médecine d'urgence ne sont pas saturés.

Les médecins craignent que l'épidémie de Covid-19 fasse de l'ombre aux autres maladies. Celles-ci n'ont pas disparu par miracle et pourtant les consultations sont nettement moins nombreuses. Or un traitement différé peut avoir des conséquences fatales, soulignent-ils. 

Vendredi c'était l'association d'aide aux personnes cérébro-lésées Fragile qui se montrait préoccupée de la chute de 21,4% depuis la mi-mars du nombre de visites. Samedi, c'est au tour de la Société suisse de médecine d'urgence et de sauvetage de tirer la sonnette d'alarme à ce sujet.

Les urgentistes ont également assuré que les centres de médecine d'urgence ne sont pas saturés.

Les HUG mettent en garde la population

Les HUG mettent en garde la population.
Keystone Les HUG mettent en garde la population.

Des responsables des HUG mettent en garde la population: "S'ils sortent, on aura une flambée de cas". Les HUG accueillent 425 patients Covid-19. Les soins intensifs, qui sont passés de 30 à 90 lits disponibles, prennent en charge 65 personnes.

Depuis mars, les HUG sont passés en gestion de crise. Les activités opératoires non urgentes et les consultations non nécessaires ont été arrêtées pour dégager des lits. Les effectifs ont aussi été entièrement réorganisés, rappelle le directeur général B.Levrat.

A ce jour, plus de 300 collaborateurs sur 13'000 ont été testés positifs, selon le directeur. Certains sont déjà guéris et revenus, a-t-il ajouté.